Frappes déviées

Football, Girondins de Bordeaux, et médias sociaux

Joey Barton et les joueurs trolls : comment gérer ?

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Lundi dernier (le 2 septembre donc), c’était l’anniversaire de Joey Barton. Tout le monde connait ce jouor (oui, je dis jouor, comme Luis), et ses frasques autant IRL que sur son compte Twitter. Vous êtes fan de Barton, vous ? Moi oui. Il n’empêche que la présence des joueurs sur Twitter peut vite donner du fil à retordre à leurs clubs.

Barton big nose gif

« Votre nez est quelque peu proéminent, très cher Zlatan » « Haha LOL »

Rappelez-vous de ses allusions à l’entrejambe de Thiago Silva qui ont fait le tour des journaux Web et papier. Même Morandini en a parlé, c’est vous dire le degré d’importance de l’affaire. Moi, ça m’a fait marrer. Barton n’est rien d’autre qu’un troll que les médias adorent nourrir. Le critiquer, c’est lui donner raison. Le suivre, c’est arrêter de se prendre au sérieux 5 minutes. Après tout, il est grand, il fait bien ce qu’il veut sur son compte Twitter. Les trolls, « vaut mieux en rire que de s’en foutre » comme dirait Didier Super.

Les trolls c’est rigolo. Moins pour les clubs.

Pourquoi un joueur « troll » peut-il poser problème ? Parce qu’il fait partie d’un club, tout simplement. De la même manière qu’un employé fait partie d’une entreprise. Pour les particuliers, utiliser un pseudo pour truffer ses 140 caractères de conneries protège d’un rapprochement entre l’image du compte Twitter et d’une entreprise. Se cacher derrière une autre identité ne nuit pas à la réputation d’une quelconque organisation. Pour Barton, c’est différent. Tout le monde sait qu’il joue à l’OM. Ses tweets, ses propos, ses agissements, sont quoi qu’il arrive rattachés au club. Et si la présence d’un joueur « qui dérange » conduisait à un mécontentement des supporters ? A une démobilisation et à une baisse du nombre d’abonnés ? Le comportement des joueurs sur les réseaux sociaux (sans parler du comportement IRL) est un élément à prendre en compte pour les clubs, dans le cadre de leur stratégie digitale. En tant que spectatrice, Joey Barton me fait marrer, on l’a bien compris (hashtag groupie). Si j’étais CM de son club, je pense que j’aurais un autre regard sur son compte Twitter.

Comment combiner le compte Twitter « fixe » d’un club à celui d’un joueur qui ne fait que passer ?

Où la liberté du joueur s’arrête-t-elle et comment fixer les limites ? De nouvelles questions pour les clubs professionnels, dont les réponses ne semblent pas encore avoir été trouvées. Déterminer une charte peut déjà constituer un bon début. Sauf quand c’est le président lui-même qui s’y met, n’est-ce pas Monsieur Aulas ? Vu le nombre de personnalités du foot présentes sur les réseaux sociaux, ce sujet est loin d’être clos et comme je le dis souvent ici, on aura l’occasion d’y revenir !

Je vous laisse avec un peu de musique. Outre le trolling, Barton et moi avons un autre point commun : les Smiths.

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